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Pérou 1998- page 2
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Quebrada Quilleta ===> Condor Paso 5200m ===> Laguna Sibinacocha 4900m
Etape longue avec beaucoup de dénivelé positif et négatif pour une élévation de 500m et une descente de 300m, c’est du "plat népalais". Trois heures de montée avant d’atteindre le Condor Paso qui se situe à 5200m, un des cols les plus hauts que nous aurons à franchir durant ce trek. Du col nous verrons des Condors , nous sommes bien au Condor Paso et nous longerons les glaciers avant de redescendre en direction de la Laguna que nous ne verrons qu’au dernier moment. Nous apercevons l’immense glacier Q’ello, la vue est belle, le mal de tête est toujours présent et je vais prendre du Diamox afin de remettre les reins en fonctionnement car tout est bloqué, il est temps de prendre un remède de cheval!
Repos à la Laguna Sibinacocha
Comme lieu de repos, cette laguna est vraiment magnifique, avec ce soleil et le ciel bleu , nous sommes au paradis. Nous irons observer les flamands, les oies des Andes, les ibis et autres foulques sur ce plan d’eau où la vie est réelle malgré les 4950m.
Ce soir nos arrièros nous préparent une "Pachamanca" spécialité culinaire péruvienne. Ils préparent un four tout en pierres et vont mettre du bois spécialement apporté depuis Tinki car ici il n’y a pas un seul arbre. Ces pierres vont chauffer une bonne partie de la journée et la viande sera mise en morceaux enveloppés dans du papier aluminium au fond du four, puis le four sera cassé afin de recouvrir le tout. Ensuite de la terre sera jetée sur les pierres en un monticule qui permettra de conserver une grosse chaleur à l’intérieur. La cuisson durera une heure et nous pourrons déguster l’agneau ainsi cuit avec des herbes, c’est fabuleux, quel goût, vraiment parfait comme cuisson.
Pachamanca
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Laguna Sibinacocha ===> Laguna Cascana 4850m
Nous suivrons les rives de la Laguna Sibinacocha par la gauche en sautant les cours d’eau qui sont formés par le glacier. Mais certains sont trop larges et nous devons déchausser pour les passer. L’eau ne fait guère plus de deux degrés, c’est de l’eau de fonte, nous sommes au pied des glaciers, nous gelons c’est vraiment pas chaud le matin et cela nous réveille complètement, grrrrr.
Nous ferons une courte montée jusque un petit col et nous plongerons sur la Laguna Cascana qui est magnifique dans ce paysage où nous avons les nevados Monura et Paco qui se dessinent au loin.
Les foulques construisent leurs nids sur le lac, les montagnes se reflètent dans l’eau, nous avons là de véritables cartes postales sous nos yeux
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Laguna Cascana ===> Hacienda Mates 4700m
Nous progressons au sud-est au travers d’une immense Pampa. Nous avons le Nevado Monura sur notre gauche ainsi que ceux de Alcachéa et Sayasaya. La Laguna au premier plan, on ne se lasse pas d’une telle beauté et de tels paysages.
Du col, que nous atteindrons par une montée toujours progressive, nous jouirons d’une très belle vue sur le glacier Q’ello. Après avoir passé un important chaos granitique, nous sommes dans la vallée du Rio Mates. Notre campement sera installé près de la communauté du même nom.
Le Diamox continue de faire de l'effet, l’œdème commence à se résorber mais le mal de tête persiste. J’ai du perdre pas mal de poids depuis le départ, je nage dans mes vêtements. Le trek continue.
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Hacienda Mates ===> Col de Chimboya 5000m ===> Acoyo 4400m
Nous allons monter sur les chevaux pour ne pas traverser à pied et nous geler les pieds car le torrent est glacé, merci les arrieros !
Nous grimpons tout de suite pendant trois heures en direction du col de Chimboya avec en point de mire le Nevado du même nom.
Au col nous laissons les mines d’or de Chimboya et Chabuco, abandonnées depuis longtemps, et nous descendons le long du Rio Chimboya. Lorsque nous atteignons un petit cimetière, nous nous installons pour la nuit.
A partir de 16h30 le froid arrive très vite et nous sommes sous les moins dix degrés à la tombée de la nuit Depuis une semaine c’est moins vingt degrés toutes les nuits.
J’ai toujours mal à la tête, la forme est loin de revenir.
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Acoyo ===> Pallca Pampa 4300m
Depuis hier soir notre trek perd de l’altitude et l’organisme commence à le ressentir. Nous avons passé notre dernier col à plus de 5000m et maintenant nous allons descendre progressivement sur les quatre derniers jours restant pour ce trek.
Nous passons plusieurs petits villages tout au long de cette journée, un retour à la civilisation. Nous faisons un arrêt dans le village de Belluyo où nous visitons l’école locale. Moment très fort pour nous car le maire et ses adjoints sont venus nous retrouver dès notre arrivée. Il nous fait un discours de bienvenue et nous parle des bienfaits du tourisme pour son pays. Nous avons le droit à l’hymne national chanté par les élèves et à notre tour, nous entonnerons la Marseillaise. Nous laissons des cahiers et des crayons spécialement apportés depuis Cusco. Une manne pour l’instituteur qui n’a pas grand chose comme équipement.
Nous repartirons de cette école sous les vivas des enfants.
Notre campement se fera plus bas dans la vallée vers 4300m.
Pallca Pampa ===> Corani 3950m
Notre chemin nous fait longer le Rio Chimboya avec montées et descentes. Nous traversons un long chaos granitique où l’on trouve des formes les plus diverses, sculptées par l’eau et le vent qui donne à l’endroit un côté magique. Nous descendons les gorges du Rio Chimboya pour atteindre le village de Corani où nous pourrons déguster une bonne "cervesa", la première depuis deux semaines que nous buvons de l’eau de fonte juste bouillie et dans laquelle nous mettons des pastilles de "micropur". Nous installons notre campement sur un promontoire et nous pouvons assister aux préparatifs du marché local qui aura lieu demain. La nuit sera courte car ils vont commencer à 4H00 avec l’arrivée des lamas et autres alpagas, des moutons, bref tout est de sortie. Avant de souper nous aurons la visite du maire et d’un photographe, nous posons donc pour le journal local, pas souvent qu’il y a des français dans le village. Première nuit que nous faisons sous les 4000m d’altitude depuis Tinki, je devrais commencer par aller mieux, enfin je l’espère.
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Corani ===> Ccacheria 4050m
Etant réveillés très tôt, par l’agitation du marché, nous quittons Corani par un superbe sentier qui nous permet d’avoir une belle perspective sur tout le canyon du Rio Corani. Nous continuons ce sentier en montée pour gagner un col au pied du Nevado Potrero et nous attaquons une descente rigoureuse , assez dangereuse même car nous sommes sur le versant amazonien et donc en plein brouillard à cause de l’humidité. Notre campement se fera à proximité de tourbières qui sont fumées par les paysans de la région. Après le grand air nous avons peine pour respirer.
Cette nuit sera la dernière sous tente, demain matin nous quittons nos arrièros et leur faisons une petite remise de récompenses pour nous avoir assisté durant tout le trek. Seul l’un d’eux nous suivra demain avec nos gros sacs et reviendra ici avec les chevaux récupérer tout le matériel afin de repartir vers Tinki.
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Ccacheria ===> Ollaechea 2600m
Dernière journée de marche dans la cordillère de Carabaya. Nous gagnons un petit col duquel nous aurons encore une superbe vue plongeante de 2000m sur le Rio Corani. Ce qui préfigure une longue descente puisque nous perdrons 1500m d’altitude.
Plus nous descendons et plus la végétation s’amplifie. Déjà les premiers arbres, les premières fleurs. Nous surplombons le village de Ollaechea qui semble encore bien loin.
Puis nous dépassons les premières maisons et entrons dans le village où la foule bat son plein, évidemment nous arrivons en pleine fête nationale.
Les enfants défilent dans les rues, il y a beaucoup de monde, nous sommes un peu perdus.
En fin de journée nous allons à la piscine municipale qui est alimentée par des sources d’eau chaude. Ce petit bain nous fera beaucoup de bien.
Nous dînons dans un petit restaurant pour 10 Soles par personne ( 3€ ) et nous dormons dans un petit hôtel local pour 5 Soles par personnes ( 1.5€ ).
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Ollaechea ===> Puno ===> Lac Titicaca ===> Taquilé
Très long parcours que nous ferons en bus sur une piste malcommode et poussiéreuse. Il nous faudra 8h de route pour atteindre Puno au bord du lac Titicaca. Nous sommes frappés par la pollution qui rend le lac tout vert. Des algues proliférent ce qui donne cet aspect au port de Puno. Heureusement que par la suite nous aurons une eau pure.
Nous dormirons dans un très bon hôtel où nous aurons la chance de rencontrer de jeunes chanteurs français qui donneront un concert dans la cathédrale de Puno.
Nous dînons dans un restaurant avant une bonne nuit car demain longue séance de bateau pour aller sur Taquilé et visiter les Uros , ces iles flottantes qui aujourd’hui sont plus pour le folklore et faire gagner de l’argent pour ceux qui les habitent, qu’autres choses.
Nous naviguerons presque cinq heures sur le lac avant de débarquer à Taquilé en même temps que d’autres bateaux, nous sommes vraiment revenu dans la foule et les cortèges de visiteurs. Notre adaptation à l’altitude n’étant plus à faire, nous dépassons une foule impressionnante, tout droit sortie des bus et du bateau. Les TO (Tour Opérator) sont vraiment fous de faire souffrir ainsi ces gens.
Sur Taquilé c’est la fête, nous logerons chez l’habitant et profiterons de quelques moments de repos avant d’assister aux cérémonies. Défilés et danses se succèdent aux sons des différents instruments de musique péruvien.
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Puno ===> Lima ===> retour France
Nous repartons avec le soleil et nous allons faire un voyage aussi long qu’à l’aller. Nous serons transférés à Juliaca pour un reprendre l’avion afin de rallier Lima pour une très courte nuit. Nous récupérerons nos affaires restées ici et partirons par un vol du matin sur ce qui sera un très long voyage de retour avec une escale de 6h sur Bogota sans pouvoir bouger de la zone transit.
Nous avons fait un merveilleux voyage avec l’équipe Allibert aussi bien avec l’équipe péruvienne qu’avec notre guide français Jean-Luc Moreau que nous remercions encore pour son esprit zen et ses connaissances de l’Amèrique latine. Il aura été très utile dans bien des situations difficiles et aura su nous apporter toute son expérience du trek d’altitude.
Ah si encore une chose, je n’ai plus mal à la tête!!
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